Bazoches sur le Betz
(Loiret)

Le village de Bazoches, tiendrait son nom du latin Basilica bazochia, littéralement basilique de la basoche (La basoche est l'association des clercs du Parlement dans les grandes villes de la France médiévale) et témoignerait de la présence d'un château seigneurial, résidence d'été des clercs du Parlement de Paris.

L'église
Zoom : l'église
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L'église Saint-Eutrope date du XVe siècle et fut consacrée en 1550 comme en atteste la plaque scellée sur le mur sud.
Elle est précédée d'un porche qui abrite un portail dont l'encadrement est constitué d'un appareillage de briques, avec linteau en arc plein cintre.
La nef principale est doublée, au nord, d'un collatéral aveugle.
Le retable abrite au centre une toile représentant une crucifixion, avec sainte Véronique

De part et d'autre du retable, deux statues en bois peint et doré du XVIe siècle : à gauche, saint Eutrope, patron de la paroisse (classée le 25 octobre 1932), et à droite, sainte Madeleine (classée le 30 novembre 1908).
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Dans le bas côté, trois statues en bois : un gisant du XVIIe siècle représentant le Christ, saint Marc et son lion et une statue d'évêque, du XVIe siècle (le tout classé le 8 mai 1967).
Au dessus des trois statues un fragment de pierre tombale est enchassé dans le mur.
Le château
L'emplacement du château primitif n'est pas connu avec certitude. D'aucuns le situent au hameau de Grand-Village où se serait également trouvée l'église paroissiale originelle.
D'autres, à la Borde où l'on trouve encore quelques vestiges dans les bois. Des actes de décés de la famille O'Connor, qui l'aurait habité, en témoignent. Les pierres auraient servi à la construction du château du Bignon (1883).
Peut-être était-il à l'emplacement du château actuel qui dresse ses bâtiments sur une motte carrée, entouré de douves. Ses toits à la Mansard couverts de tuiles, les encadrements en briques de ses ouvertures, le haut pavillon qui coupe les façades aux deux tiers de leur longueur induisent à penser qu'il peut dater du XVIIe siècle (*). Néanmoins les soubassements témoignent d'une construction plus ancienne.
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(*). P Pigelet et E Huet, Promenades pittoresque dans le Loiret, Orléans, 1900.
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